Constance Joly/ Over the Rainbow

Titre : Over the rainbow           

Auteur : Constance Joly

Genres : littérature générale  

Editeur : J’ai lu

Date de Publication:   19/01/2022

Edition (papier/ebook ):papier

Pages : 192

Rating: 4/6

Présentation de l’éditeur

Celle qui raconte cette histoire, c’est sa fille, Constance. Le père, c’est Jacques, jeune professeur d’italien passionné, qui aime l’opéra, la littérature et les antiquaires. Ce qu’il trouve en fuyant Nice en 1968 pour se mêler à l’effervescence parisienne, c’est la force d’être enfin lui-même, de se laisser aller à son désir pour les hommes. Il est parmi les premiers à mourir du sida au début des années 1990, elle est l’une des premières enfants à vivre en partie avec un couple d’hommes. Over the Rainbow est le roman d’un amour lointain, mais toujours fiévreux, l’amour d’une fille grandie qui saisit de quel bois elle est faite : du bois de la liberté, celui d’être soi contre vents et marées.

Extrait

Mais je ne veux pas tourner la page. Il y a des zones comme ça où le jardin reste en friche. J’écris pour ne pas tourner la page. J’écris pour inverser le cours du temps. J’écris pour ne pas te perdre pour toujours. J’écris pour rester ton enfant.

Avis

Je tiens à remercier les éditions J’ai lu pour l’envoi de ce SP.

J’ai lu ce petit roman court en moins d’une semaine (OK, une semaine pour moins de 200 pages mon rythme de lecture actuel n’est pas dément). À la fois quand on est dedans il se lit très bien, étant découpé en courts chapitres qui se succèdent très rapidement, à la fois j’avais du mal à m’immerger dedans et y revenir. D’où une note plus mitigée.

Même si c’est délicat car il est inspiré du vécu de l’auteure, et donc reste un livre très personnel j’ai eu des réserves sur cette lecture. Je me suis vraiment sentie touchée par cette histoire qu’à la fin, grâce à la relation père fille plus profonde qu’au début où on est dans de l’admiration enfantine, puis l’incompréhension de l’adolescence. Si je ne me sentais pas proche des personnages, il n’y a pas non plus eu d’antipathie, mais un manque d’émotions. Pourtant le chemin de vie de cet homme qui fait son coming out père de famille établi n’est pas simple, comme de s’accepter homosexuel dans les années 80.

Il y a peut-être dans la construction du récité des aspects qui ont créé cette distance. J’ai eu la sensation de voir s’ajouter à la suite des dizaines de références culturelles (le héros aime l’opéra, le cinéma, les comédies musicales, les grands auteurs, la musique…) sa femme aussi, ses amis, puis l’héroïne… bref cela m’a donné un petit côté (OK ça ne fait pas très positif, mais je l’ai pensé ainsi ) « intello », style intelligence culturelle parisienne, etc. qui donne bon genre. Alors c’est un aspect, cela peut aussi être juste et le cadre du héros, mais il y en avait trop pour moi comme une accumulation de démonstration, et sans que tout serve vraiment le récit. Peut-être que cela permettait aux amateurs de s’y retrouver ?

Les chapitres sont très courts, donc on a de nombreux sujets, souvenirs, moments, point précis. Certains donnent un vrai éclairage au récit et son ton. Il y a de jolies images, presque des instants de grâce, avec une atmosphère, une force d’évocation si impressionnante qu’on pourrait visualiser le film de ce roman. Il y a aussi beaucoup de scènes qui ont moins d’impact malheureusement. Je tiens à noter, quand même, que j’en ai appris plus sur le début de l’arrivée du sida et les multiples discriminations dont on a accablé la communauté LGBT à l’époque, ostracisant, jugeant, et j’en passe. J’ai appris qu’une personne morte du sida n’avait pas le droit à des soins funéraires par peur de la maladie, les malades devaient donc être mis en terre normalement sans être changés, avoir de toilette ou de soins d’embaumement. Ce qui veut dire que de nombreuses familles ont dû se tenir devant des cercueils fermés ou des cadavres en décomposition. C’est d’une injustice à vomir, une preuve d’une simplicité évidente de l’immense incompréhension, peur et préjugés qui ont malmené tant de gens. Cela m’a serré le cœur pour ces familles.

Un récit intéressant, émaillé de jolis moments, mais pas le coup de cœur que j’espérais.

Vues : 57

A propos de TeaCup

TeaCup pourrait être mon vrai nom tant je suis accro au thé. Je suis une dévoreuse de livres compulsive, je lis de tout et en grande quantité (plus ou moins quoi !). J’ai pensé à me soigner, mais finalement j'ai atterri sur un blog de chroniques. Je soigne le mal par le mal en somme.

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