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Amy Ewing / La cité du ciel

Quelques infos sur le livre :

La cité du ciel

  • Auteur : Amy Ewing
  • Série :
  • Genre : Science-fiction
  • Editeur : Robert Laffont
  • Collection : Collection R
  • Publication : 14/02/2019
  • Edition : Broché
  • Pages : 450
  • Prix : 18,90€
  • Rating : 
3 étoiles

Dans trois jours, Sera Lighthaven procédera au plus grand acte de foi qu’une Céruléenne puisse accomplir, annonça la grande prêtresse. Elle plongera du promontoire situé dans les jardins Nocturnes et répandra son sang pour rompre le cordon. Elle sera honorée et chérie par nous toutes tandis que nous voyagerons vers notre nouvelle destination. “
Sera se sentait comme engourdie. Son cerveau refusait de faire le lien avec ce qu’elle venait d’entendre, comme si la grande prêtresse parlait de quelqu’un d’autre.
Nous sommes les Céruléennes, notre sang est magique. 
Ces mots prirent un sens nouveau et absolument terrifiant à ses oreilles. Son sang allait causer sa mort…

Avis de Ninie :

Tout d’abord je tiens à remercier Babélio et Collection R pour m’avoir offert l’opportunité de découvrir ce roman en avant-première en m’accordant leur confiance dans le cadre de cette masse critique privilégiée.

J’ai découvert Amy Ewing avec le premier tome de la série “Le joyau” et comme j’ai eu un coup de coeur pour ce roman mais que je n’ai jamais pris le temps de lire les tomes suivants, je me suis dit que cette masse critique privilégiée est l’occasion parfaite pour retrouver la plume de l’auteur.

La Cité du Ciel n’avait rien de comparable aux autres planètes de l’univers.

La CITÉ du Ciel – AMY EWING

J’ai donc commencé ma lecture, mais j’avoue que je me suis assez ennuyée pendant les premières parties du roman. Celui-ci est découpé en six parties qui racontent le périple de Sera Lighthaven, une céruléenne. Et bien sûr alors que j’étais très prise dans ma lecture et qu’il y avait enfin de l’action dans la sixième et dernière partie, le livre se termine sans véritable fin et là, je me dis tout simplement : “c’est quoi ce bordel ?” avant de retourner sur la quatrième de couverture et d’y lire qu’il s’agit en fait d’un dyptique.

Sera Lighthaven a toujours eu l’impression d’être différente, de ne pas faire partie totalement de son peuple, les Céruléennes. Elle est curieuse et n’arrête pas de poser des questions aussi bien à ses mères, qu’à sa meilleure amie Leela ou même à la grande Prêtresse qui les guide. Sera n’attend qu’une chose depuis toute sa vie, elle rêve d’assister à une cérémonie de sélection, dont l’élue devra se sacrifier afin de couper le cordon qui relie sa cité à une planète terrestre. Lorsque Sera est élue, elle ne sait pas quoi ressentir car placer Mère Soleil et leur communauté passe au-dessus de tout le reste, mais il n’est pas facile pour elle de mettre fin à ses jours.

Pour essayer de faire court, ce roman est tout de même assez intriguant. Amy Ewing nous offre quatre POV, celui de Sera et Leela, deux céruléennes ainsi que celui d’Agnès et de Léo, deux habitants de Kaolin, qui vont croiser la route de Sera. Avec ces quatres POV, l’histoire est rapidement devenue plus dynamique et c’est à ce moment-là que j’ai commencé à apprécier ma lecture.

Il faut dire que les Céruléennes sont un peuple tout à fait extraordinaires à découvrir. C’est un peuple exclusivement féminin, formé de triades amoureuses, avec des mères violines, oranges et céladons. Il faut dire que c’est quelque chose que je n’ai jamais lu et qui m’a paru bizarre au premier abord, mais ça fonctionne 😉

#SeraLighthaven

J’étais hyper curieuse de savoir où l’auteur voulait en venir. Il y a eu beaucoup de choses évoquées qui n’étaient pas très évidentes pour moi au début dans les premières parties et lorsque les POV de Léo et Agnès se sont ajoutés au récit, pour moi l’histoire s’est enfin développée. Rajouter à ceux là, celui de Leela qui rentre en scène et je suis enfin entrée dans l’histoire et l’intrigue.

J’ai apprécié le contraste entre les deux mondes (la cité céruléenne et Kaolin) même si j’avoue ne pas avoir été vraiment sûr de l’endroit où tout cela se passe, parce qu’il est difficile d’imaginer un disque flottant retenu par une chaîne dorée, argentée et bleue à une planète. La construction du monde est telle que même si l’intrigue est plutôt sans forme, c’est un voyage que vous explorerez tout de même volontiers.

Je ne sais pas vous, mais moi je trouve la couverture du roman sublime, d’ailleurs assez pour vous en parler. J’aime la double nature de la planète céruléenne qui montre une ville, des arbres et un ciel dans un autre ciel. Et la jeune fille qui tombe … Cela fait parfaitement allusion à l’histoire de Sera et son peuple.

Elle n’était pas ronde comme un ballon mais plate, un disque ovale flottant avec un temple en son centre et un jardin tentaculaire à ses deux extrémités.


LA CITÉ DU CIEL – AMY EWING

Sera est un personnage qui agit comme un catalyseur sur tous les autres, grâce à elle on observe des changements d’attitude chez certains protagoniste. Elle est de nature audacieuse et apprend à comprendre sa magie. Alors certes, elle n’est pas très captivante, mais elle sait comment relever une scène.

Léo, lui est un jeune homme pourri gâté qui idolâtre son père qui ne le mérite aucunement. Heureusement, il ouvre les yeux grâce à Sera, et prend un chemin différent de ce qu’il a toujours voulu. A ce moment là, il prend enfin grâce à mes yeux 😉

Agnès est une jeune femme admirable qui poursuit secrètement ses plus grands désirs. Je la trouve méritante parce qu’elle n’a pas une vie complaisante dans la société misogyne de Kaolin.

Leela a besoin de récupérer son amie, et j’ai aimé découvrir ce qui se passe avec elle dans leurs vies alors que tout semble être pure utopie. Pour moi elle avait le POV le plus intriguant et j’ai eu envie de découvrir tous les mystères qui entoure la cité et son peuple.

Il va de soit que je serais présente pour découvrir la suite des aventures de Sera et des amis parce que je me pose trop de questions sur cette histoire pour laisser tomber, même si ce n’est pas la meilleure lecture que j’ai faites ces derniers temps.


La Grande Tristesse s’était produite sur la dernière planète à laquelle la Cité avait été attachée. C’était la pire tragédie qui soit jamais arrivée dans l’histoire céruléenne – deux cents de leurs membres furent massacrées par les humains vivant sur cette planète, contraignant la Cité à partir avant l’heure.
Il était hors de question que ça se reproduise. Sera aimait sa Cité de tout son cœur. Seulement, par moments… elle s’ennuyait un peu. Elle s’était habituée à la planète en contrebas ; les contours de ses deux pays,

Kaolin et Pelago, s’étaient imprimés dans son esprit. Elle aurait pu les dessiner dans son sommeil. Kaolin était une terre imposante en forme d’étoile asymétrique ; Pelago se composait d’une myriade d’îles. En outre, elle avait déjà glané toutes les informations possibles concernant ces territoires auprès de sa mère céladon, qui ne pouvait guère lui transmettre que ce que sa propre mère céladon lui avait enseigné avant elle, et ainsi de suite. Sera se demandait souvent dans quelle mesure les histoires s’étaient déformées au fil des générations. Pour l’heure, elle avait le sentiment qu’elle n’avait plus rien à apprendre. Tant qu’elles resteraient attachées à cette planète, le cordon demeurerait le seul mystère.

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A propos de Ninie

Petite graphiste freelance française âgée de 37 ans, je passe beaucoup de temps le nez dans les bouquins, ou sur photoshop. Egalement fan de Robert P., Jackson R., David G., je suis une éternelle gourmande quand ça concerne les beaux gars...

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