Joe Abercrombie / La mer éclatée – L’intégrale

Joe Abercrombie / La mer éclatée – L’intégrale

Quelques infos sur le livre :

La mer éclatée – L’intégrale



  • Auteur : Joe Abercrombie
  • Serie : La mer éclatée
  • Genres : Fantasy
  • Editeur : Bragelonne
  • Collection : Intégrales
  • Publication: 20/09/2017
  • Edition: broché
  • Pages : 864
  • Prix : 25€
  • Rating:  

Résumé :

Né faible aux yeux de son père, le prince Yarvi a juré de récupérer un trône dont il n’a pourtant jamais voulu. Mais il doit d’abord affronter la cruauté de sa propre famille, les humiliations de l’esclavage, ainsi que les eaux amères de la Mer Éclatée. Tout cela avec une seule main valide. C’est au côté d’une étrange assemblée d’exclus et de marginaux, et non parmi les nobles de son rang, que Yarvi apprendra à être un homme – s’il survit aux épreuves de toutes sortes qui l’attendent…

 

Avis de BimboStratus :

Je remercie Bragelonne pour ce service presse : je n’avais jamais rien lu de Joe Abercrombie et j’ai été bien agréablement surprise !

L’intégrale de « La Mer éclatée » relie trois ouvrages : La Moitié d’un roi, La Moitié d’un monde et La Moitié d’une guerre. Dans cette trilogie, on suit des personnages qui se croisent et se suivent, liés par des intrigues géopolitiques et religieuses autour de la Mer éclatée :

  1. D’abord le Prince Yarvi et sa quête initiatique, sa route vers la vengeance. Jeune homme doté d’une main atrophiée, formé pour conseiller, il devient roi du Gettland alors que ce n’était pas prévu, puis esclave, et voyage pour retrouver sa place légitime.
  2. On rencontre ensuite Épine, jeune guerrière impétueuse qui prête un serment à Yarvi pour sauver sa vie et se laisse emporter dans sa quête de vengeance.
  3. Et pour finir on découvre Skara, héritière d’un royaume dévasté, qui unit derrière elle les alliés de Yarvi pour retrouver sa place en tant que souveraine. Ce faisant, elle donne à Yarvi une parfaite occasion d’enfin satisfaire sa vengeance.

J’ai bien aimé l’univers, il est touffu et les cartes en début de livre sont super chouettes pour suivre les voyages des protagonistes. Les différentes régions et les populations qui les hantent sont diversifiées et détaillées, c’est quelque chose que j’apprécie dans les bouquins. Ça m’a un peu fait penser à Jack Vance, qui est ma référence n°1 quand il s’agit de décrire un univers vivant et original en 200 pages avec en plus une réelle intrigue et des personnages pour la tenir.

En parlant des personnages, j’ai été agréablement surprise. Déjà on suit la plupart d’entre-eux du début à la fin de l’intégrale, sans trop de morts donc. Mine de rien ça fait longtemps que j’avais pas lu un livre de SFFF avec des héros qui restent et pas d’hécatombe. Ensuite, tout est fluide et changeant. Les protagonistes ont tous des mauvais et des bons côtés ; selon la façon dont on les perçoit, le point de vue utilisé, on peut les détester ou les aimer. C’est super appréciable de ne pas tomber dans un manichéisme total.

Le fil de l’intrigue qui parcourt les trois livres se comprend très vite à partir du tome deux, mais il n’empêche pas des histoires parallèles vraiment chouettes à suivre. Pas de gros suspense ni de retournements de situations de folie, quelques révélations plus ou moins étonnantes (j’ai été assez peu surprise), mais au final une lecture agréable et plutôt au-dessus de la moyenne. J’ai été très surprise par la fin, qui est ouverte (on sait qu’il va se passer encore plein de trucs !) mais pas du tout frustrante pour autant.

Une bonne découverte, j’en relirai peut-être un de ces quatre !

 

Extrait :

La tempête faisait rage la nuit où Yarvi apprit qu’il était roi. Ou du moins, la moitié d’un roi.

Il soufflait un vent fureteur, comme le nommaient les Gettlandais : il s’élevait depuis père Océan en gémissant tel un damné, s’insinuait dans chaque fissure de chaque demeure pour glacer ses habitants, blottis les uns contre les autres au coin du feu.

Il faisait claquer les volets aux étroites fenêtres des quartiers de mère Gundring, trembler la porte en bois et acier dans son cadre. Il taquinait les flammes dans l’âtre, qui crachotaient de colère en retour, projetant sur les murs les sinistres ombres frémissantes des bouquets d’herbes séchées pendus au plafond ainsi que des racines que tenait mère Gundring dans ses doigts noueux.

— Et ceci ?

« Ceci » avait l’allure d’une simple motte de terre, mais Yarvi n’était pas dupe.

— De la racine de Langue-noire.

— Pourquoi un ministre en chercherait-il, mon prince ?

— Un ministre espère ne pas avoir à en chercher. Une fois plongée dans l’eau bouillante, elle n’a plus ni odeur, ni couleur, ni goût. Cependant, elle constitue un poison des plus mortels.

Un commentaire

Laisser un commentaire