Penny Reid / Le Club des Tricoteuses Anonymes, tome 1 : Femme des cavernes recherche humain

Penny Reid / Le Club des Tricoteuses Anonymes, tome 1 : Femme des cavernes recherche humain

Quelques infos sur le livre :

Femme des cavernes recherche humain

  • Auteur : Penny Reid
  • Serie : Le Club des Tricoteuses Anonymes
  • Genres : ChickLit
  • Editeur : MxM Bookmark
  • Collection : Romance
  • Publication: 08/03/ 2017
  • Edition: Numérique
  • Pages : 426
  • Prix : 5,99€
  • Rating:  

Résumé :

Il y a trois choses que vous devez savoir sur Janie Morris :
1) Elle est incapable d’entretenir une conversation sans fournir Trop d’Informations Inutiles, particulièrement quand elle est troublée.
2) Personne ne la trouble plus que Quinn Sullivan.
3) Elle ne sait pas comment tricoter.
Après avoir perdu son petit ami, son appartement et son travail le même jour, Janie ne peut s’empêcher de se demander quels tourments le destin lui réserve encore. À sa plus grande humiliation, Quinn Sullivan, autrement connu sous le nom de M. FessesD’enfer, est le témoin de tout cela et n’a ensuite de cesse de réapparaître dans sa vie, comme une paire de chaussures que l’on convoite mais qu’on ne peut pas s’offrir. La seule chose à laquelle Janie ne s’attendait pas, c’est que Quinn, l’objet de ses légères -mais inoffensives- tendances obsessionnelles, lui fasse une proposition qu’elle ne peut refuser.


Avis de Anne_B :

Je remercie MxM Bookmark pour m’avoir permis de lire ce livre en Service Presse.

C’est avant tout le titre du livre qui m’a intriguée. Un titre assez étonnant. Curieuse, j’ai été jusqu’à vérifier celui en version originale : « Neanderthal seeks human » était bel et bien l’intitulé en anglais. Quant à celui de la saga : « Knitting in the city », je l’ai pris comme un clin d’oeil à la série TV « Sex in the city » que j’aimais beaucoup.
Bref, tout ça augurait une chick lit comme je les aime, assez décalée et pleine d’humour. Et je n’ai pas été déçue du voyage : je me suis régalée !

Cocufiée, sans domicile fixe et sans emploi, tout ça le même jour, c’est ce qui arrive à Janie.
A ce bilan journalier consternant, s’ajoutent aussi : une rupture de stock d’après-shampoing au moment de la douche, un talon cassé sur une grille d’égout, la perte d’une lentille de contact dans une bousculade d’ascenseur, du café renversé sur son chemisier blanc préféré et enfin l’absence de papier hygiénique dans les toilettes de son travail.

C’est donc en tongs rose empruntés (en remplacement de ses Jimmy Choos), avec une jupe tâchée de café, un pull trop serré emprunté aussi, une coiffure à la Médusa et une vieille paire de lunettes sur le nez, qu’elle va devoir accomplir la marche de la honte devant ses anciens collègues, avec ses cartons sous le bras.

Et cerise sur le gâteau, elle va être accompagnée vers la sortie par Monsieur FessesD’enfer, l’époustouflant agent de sécurité qu’elle admire de loin depuis plusieurs semaines.

Sans se tromper, on peut dire que pour Janie, c’est carrément la Pire. Journée. De sa vie.

Heureusement, elle a une technique pour bloquer les émotions : les enfermer à clé dans une petite boîte d’un placard imaginaire. Hélas pour elle, ça ne fonctionne pas toujours, notamment quand elle a en face d’elle un certain agent de sécurité si canon qu’elle en perd tous ses moyens.
Et quand Janie panique, son cerveau s’égare et lui fait dire tout et n’importe quoi.
Comme elle a le QI d’Einstein, ses diarrhées verbales sont toujours très instructives mais la plupart du temps complètement hors sujet.

Janie est vraiment timbrée de la poste, comme elle dit et c’est très amusant de voir cette fille, avec une intelligence hors du commun, incapable de voir les évidences toutes simples et n’avoir aucun bon sens.
Elle n’a pas confiance en elle, ne se trouvant que des défauts, une Néanderthal à grosse tête comme elle aime se qualifier. Mais elle est aussi très attachante dans ses bizarreries. Elle est magnifique mais ne s’en rend pas compte.

Quinn est craquant et canon. Il est également extrêmement gentil même s’il refuse de l’admettre.
Il est aussi intelligent qu’elle et n’a aucun problème à la suivre dans ses envolées verbales. Il y prend même beaucoup de plaisir. C’est amusant de suivre leurs conversations souvent assez décalées.
Il est également très patient et persévérant face à une Janie qui refuse les émotions et qui essaie de ne pas s’investir par peur de souffrir plus tard.

Et puis il y a le Club des tricoteuses, toutes les amies de Janie qui se réunissent au moins une fois par semaine pour discuter de tout et de rien autour du tricot. Des amies de tous horizons mais qui ont en commun leur amitié à toute épreuve et qui sont d’un grand soutien et de très bon conseil.

Le ton est brillant et intelligent, avec beaucoup d’humour. De l’émotion aussi, les papillons sont au rendez-vous. Sans oublier une intrigue à plusieurs niveaux qui rajoute encore plus d’intérêt à l’histoire s’il y en avait encore besoin.

J’ai vraiment beaucoup aimé cette histoire épatante, même si je regrette un peu que certaines questions soient restées en suspens à la fin.
J’aurais aimé en savoir plus sur le devenir de Jem la sœur de Janie. Sur Jon, l’ex. Et puis aussi sur le responsable des événements qui se passent dans la Salle Canopée.
Mais je reconnais que ce sont des questions secondaires.

En tous cas, je vous recommande ce livre, c’est vraiment une pépite. J’ai hâte de lire les prochains tomes sur les autres personnages du Club des Tricoteuses Anonymes.

 

Extrait :

— Si tu avais du sperme magique, quel genre de créatures voudrais-tu créer ?

Son sourire s’élargit. Il secoua la tête en regardant les gens autour de nous ranger leurs affaires.

— Je ne sais pas quelle serait l’efficacité d’un sperme magique sans une fille aux cheveux de serpent où l’y déposer.

Il saisit sa bouteille d’eau et en prit une gorgée, avant de s’étouffer en m’entendant déclarer :

— Tu pourrais m’utiliser !

Il posa brusquement sa bouteille, s’assit sur ses talons et prit une serviette, toujours en toussant, les yeux écarquillés. Je tendis la main pour lui tapoter le dos doucement.

— Tu devrais reprendre de l’eau.

— Merci, grogna-t-il en me regardant avec suspicion avant de boire à nouveau.

Je m’assis, imperturbable, et attendis qu’il reprenne contenance.

— Est-ce que ça va ? finis-je par lui demander. C’est passé par le mauvais trou ?

Il hocha la tête sans me quitter des yeux, sa main serrant un peu trop fort sa serviette.

— Tu disais quelque chose sur la manière dont je pourrais t’utiliser ? Demanda-t-il.

— Ah oui. Dans cette situation hypothétique où tu aurais des spermatozoïdes magiques qui pourraient fabriquer des créatures, expliquai-je en refermant ma bouteille.

Je la posai sur la couverture et détachai mes cheveux.

— Et il a déjà été établi que j’ai des cheveux médusanesques.

Je secouai mes boucles folles et je les laissai couler sur mes épaules, mon dos et mes seins.

— Donc à présent que tu as ton réceptacle à cheveux de serpent pour sperme magique, quelles créatures allons-nous créer ?

Son expression ne pouvait être décrite autrement que comme de l’incrédulité. Ses yeux d’une sombre intensité se posèrent sur mes cheveux.

— Qu’est-ce que tu as mis dans cette eau ?

— C’est juste de l’eau. Pourquoi ?

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