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Marianne Levy / Chaussures à son pied

Quelques infos sur le livre :

Chaussures à son pied

  • Auteur : Marianne Lévy
  • Série : 
  • Genre : Romance 
  • Editeur : Pygmalion
  • Collection : Il était une fois
  • Publication : 30/01/2019
  • Edition : Broché
  • Pages : 364
  • Prix : 17,90€
  • Rating : 
4 étoiles

Ressembler à Hugh Grant ? Sur le papier, c’est un peu le fantasme de tous les célibataires… dans la réalité, c’est, disons, compliqué à assumer. Surtout quand on s’appelle Samuel, qu’on vit à Londres, que sa colocataire a décidé que l’une de ses missions sur Terre était de vous caser pour démontrer que Cendrillon est plus qu’un conte de fées. Et qu’on désire devenir le nouveau Shakespeare.
Il ne pouvait pas prévoir que pour réaliser son rêve, il serait obligé de jouer les princes charmants.
Soit son pire cauchemar…


Avis de Mela :

Avant toute chose et de vous faire un point sur mes ressentis sur « Chaussures à son pied », je tenais à remercier les Éditions Pygmalion, et en particulier Fanny et Léa, de m’avoir confié la lecture de ce service presse dans le cadre de notre partenariat.

« Chaussures à son pied » est donc la revisite moderne et contemporaine, et avec une touche Londonienne, du conte de Charles Perrault, qui avait été revu par les frères Grimm également, Cendrillon.

Chaussures à son pied est le deuxième livre de la collection « Il est une fois » créé par les Éditions Pygmalion, que je lis et cette série revisite donc les contes de fées qui ont bercé notre enfance et peut-être dont certains et certaines d’entre nous y croient encore.

Dans Chaussures à son pied, c’est Cendrillon qui a eu droit à un relooking de chic et de choc. Et exit le bal donné au château, ainsi que le prince qui recherche la personne à qui appartient cette pantoufle de vair.

Dans Chaussures à pied, il n’y a pas de Marraine la bonne fée, quoi que Filo pourrait être excellente dans ce rôle, ni de souris qui fabriquent la robe et de citrouille qui se transforme en carrosse.

Car les seuls carrosses présents dans ces lignes-là pourraient être Ben-Hur, le scooter de Paolo ou encore les cabs noirs londoniens.

Et nos personnages principaux qui pourraient jouer les rôles de Cendrillon et du Prince Charmant, se nomment respectivement Juliet et Samuel, et tous deux sont l’opposé exact de l’autre.

Elle, Juliet donc, est une rêveuse, croit aux contes de fées et surtout au pouvoir de Cendrillon comme elle le dit si bien et en fait son va-tout pour convaincre Samuel, que c’est bien plus qu’un conte de fées. C’est un état d’esprit, une façon de vivre.

Lui, donc c’est Samuel et c’est l’anti prince charment et pour le prouver, il a même écrit un livre nommé le syndrome Cendrillon et souhaite devenir le nouveau Shakespeare.

Alors les contes de fées, c’est très peu pour lui malgré qu’il ressemble étrangement à Hugh Grant –  l’acteur au déhanché du 10 Downing Street dans Love Actually, entre autres. Mais pour Samuel, c’est assez lourd à porter surtout quand sa colocataire n’a que pour mission de le caser en le soumettant à mille et un rencard, les vendredi soir.

Ainsi lorsqu’il rencontre Juliet, devant le food-truck de Fifi, Samuel était loin de s’imaginer que pour réaliser son rêve, il allait devoir jouer au prince charmant et que malgré lui, il allait en apprécier le jeu même si ses idées étaient plus qu’arrêtées concernant le sujet.

Chaussures à son pied a revisité de façon moderne Cendrillon et a mis à mal le principe du prince charmant, preuve à l’appui.

Et que Londres serve de décor à ce conte de fées revu et corrigé de façon très originale, j’ai adoré.  Une lecture très agréable.

Merci à Marianne Levy pour Samuel, le sosie de Hugh Grant et surtout pour la jolie dédicace.



-Et là, happy end, bien sûr…
-Non, pas du tout, continua Juliet. Le lendemain, elle l’a entendu mais il n’est jamais venu. Elle aurait dû trouver cela normal. Les GI beaux parleurs couraient les rues de Londres. Mais non, elle a décidé que Walter n’était pas comme les autres. Il lui avait promis de l’embrasser dans l’un des dix endroits les plus romantiques de la ville. Alors chaque jour, à l’heure du déjeuner, elle est allée se promener dans l’un des lieux qui semblaient correspondre. Le dixième jour, dans les Queen Mary’s Gardens, elle a entendu une voix derrière elle. « Miss, il y a vraiment trop de cinémas dans Soho. » Walter était là avec un ami à lui trompettiste. Aux premières notes d’At Last, il lui a demandé : « Accepteriez-vous de danser ? » Depuis chaque dimanche, ils ne manquent jamais une occasion de célébrer le hasard qui les a réunis.
Le timbre somptueux d’Etta James s’éteignit lentement. Un sourire de gamin se dessina sur le visage de Walter. Il avait vingt-cinq ans. « C’est dingue », se dit Sam.
Une voix derrière eux le tira de son observation.
-Henry ! Rachel ! Par ici, venez !
Sur la piste, le couple se dirigea main dans la main vers la table d’où ils venaient d’être interpellés. -Henry et Rachel ? Répéta Samuel.
Lentement, il se tourna vers Jul’s.
-J’en conclus que tu viens de tout inventer ?
-Inventé, c’est très exagéré, elle dit. Disons que j’ai un peu brodé. Mais c’est très plausible, tu sais.  A la manière dont il regarde sa femme, il a sûrement tout donné pour la conquérir. D’ailleurs, j’ai bien vu, tu voulais y croire à mon histoire. Et tu vois, Samuel, c’est exactement ça, le pouvoir de Cendrillon. 

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A propos de Mela

Landaise et Bordelaise. Adore Starbucks et le chocolat. Dévoreuse de livres et qui aime ça. Un GROS faible pour les britishs, surtout les beaux mâles avec 2/3 jours de barbe. A un poisson rouge nommé Pépino et une chatoune, Nina. Et accessoirement hôtesse de caisse pour passer le temps et vendeuse poissonnerie, que le lundi matin.

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