Marc Gardner / Ouvrir les yeux

Marc Gardner / Ouvrir les yeux

Quelques infos sur le livre :

Ouvrir les yeux

  • Auteur : Marc Gardner
  • Serie : 
  • Genres : Homoromance
  • Editeur : Mxm Bookmark
  • Collection : 
  • Publication: 11/ 10/ 2017
  • Edition: Numérique
  • Pages : 231
  • Prix : 5,99€
  • Rating: 

Résumé :

Après avoir brûlé la chandelle par les deux bouts, Paul a décidé de reprendre sa vie en main. Aujourd’hui de retour dans sa ville natale, il jongle entre une formation d’instituteur, un stage et des heures de ménage dans des bureaux. Tout aurait été pour le mieux s’il n’avait pas la fâcheuse habitude de réarranger la décoration des employés. Mais voilà que l’un d’entre eux remarque son petit manège et laisse un message à son intention. Commence alors une étrange correspondance entre Paul et le mystérieux comptable.

 

Avis de Shie Castee :

Merci à MxMBookmark et à Blandine pour sa confiance lors de ce service presse.

 

Tout d’abord, c’est la couverture qui m’a intriguée… ce cœur fait de post It, j’ai trouvé ca attirant et intriguant…. Il faut dire que les éditions bookmark n’ont pas leur pareil pour nous faire de belles couvertures de livres.

Puis c’est le résumé. Cette histoire de correspondance, j’ai voulu connaitre la suite.

 

Notre héro, Paul se cherche.

Originaire de province, il a séjourné quelques temps sur paris où il a bien profité de la vie. Mais un événement le fait grandir, revenir sur ses choix, son mode de vie.  Il plaque tout, retourne dans sa ville natale, change d’orientation. Il va être prof. Et pour vivre durant sa formation, il dégote un job d’homme de ménage dans des bureaux le soir. Malgré des relations un peu houleuses avec sa famille et surtout son père, il prend gouts à ce retour aux sources.

Sa formation lui plait, son boulot de ménage  le fait survivre, il peut se payer une salle de sport. Jusque là, j’ai trouvé que le héro avait plein de courage. Tout plaquer pour revenir aux sources, sans points de repères, et surtout sans rien vouloir devoir a la famille, j’ai trouvé ca courageux. Il est très motivé et tous les sacrifices qu’il a faits pour en arriver là, me l’ont rendu sympathique.

Lors d’un des soirs de ménage, il découvre des figurines sur l’un des bureaux. Il les déplace, car les personnages en plastiques représentent des héros de dessins animés de sa jeunesse. Le lendemain, il y a un post It sous l’un des personnages avec un mot signé « F ».

Qui est « F » ?

Voila qu’une correspondance s’instaure, rythmée par des rebus, des chasse aux trésors, des devinettes, débutée sur des post It puis sur des feuilles de papier.

Qui est « F » ?  Le beau gosse qui vient à vélo tout les jours, athlétique et mignon tout plein ?  Ou une autre personne ? …Et si ce n’est pas « François le cycliste », Paul a peur d’être déçu. Voila que son fantasme prendrait fin. Car François correspond en tout lieu à son critère d’homme idéal et ce ne serait pas facile de faire changer cette attirance.

 

J’ai adoré ce livre.

Ce qui m’a surtout marqué, c’est la teneur de la correspondance entre les deux héros : Paul et F., les références ( qui m’ont beaucoup obligées a me référer a la fin du livre  – merci pour ce lexique – ) que ce soit de séries, film, musique, m’ont rappelé pleins de souvenirs.  De plus l’auteur possède une richesse de vocabulaire qui a rendu la lecture des plus agréables.

J’ai appris ce qu’était un « bear »  dans la culture gay. (Je débute, désolée…) et surtout quelques réflexions qui m’ont bien fait rire dont celle du hobbit et de sa pilosité.

 

Je vous recommande chaudement ce livre qui m’a fait passer un très bon moment de lecture.

Vous pourrez ainsi découvrir qui est ce fameux « F »…. Et voir si Paul va changer ses critères de beauté masculine…..  Ou pas.

Bonne lecture

Shie castee.

 

Extrait :

Je suis abattu, déçu. Je m’assieds un instant dans le fauteuil du bureau, les épaules et la tête basse. La petite étincelle d’excitation qui brillait en moi depuis l’autre jour vient subitement de s’éteindre. Les trois heures de ménage qui m’attendent me paraissent alors interminables, je ne sais pas si j’aurai le courage. Non mais, sérieux, c’est quoi cette vie que je mène ? Je dois devenir à moitié fou, car j’attrape Astral et lui pose la question tout haut. Mais il ne me répond pas et ne me transmet pas non plus la force et le panache dont il fait preuve dans ses aventures. À quoi je m’attendais aussi ? En fait, c’est moi qui suis stupide à me faire des films. Il faut que j’arrête les comédies romantiques et que je me contente des navets à base de zombies. Ils sont davantage à l’image de ce qu’est ma vie : une lutte incessante et désespérée pour un futur incertain. Je lâche un long soupir avant de remettre la figurine d’Astral à sa place… sur une pile de notes jaunes ! Bon, ne nous emballons pas, mais jetons-y quand même un œil.
J’attrape les post-it collés les uns aux autres à la va-vite. Sur chacun d’eux se trouvent un chiffre, allant de un à sept, et un petit dessin. Qu’est-ce que c’est que ce truc ?
Je les décolle un à un et les place sur le plateau du bureau. Ça n’a aucun sens. Je les arrange en suivant la numérotation, mais je ne comprends pas davantage. En voici la description dans l’ordre :
Une raie. Oui, je la reconnais bien avec ses larges nageoires et sa longue queue. Elle a même un visage façon émoticône qui lui donne un air mignon.
Une main qui tient une sorte de fer à repasser avec un réservoir collé au derrière. OK… Ah, mais oui ! C’est une ponceuse ! Qu’on ne vienne pas me dire que je ne suis pas bricoleur après ça !
Un dé. Oui, là c’est facile.
Un bol de riz fumant.
Euh, là je cale un peu. Alors, il y a une fenêtre entrouverte avec quelques ondulations qui semblent représenter du… euh… vent ? Ou un courant d’air ? Ou juste de l’air ? Bon, passons.
Un pot de lait.
Un couteau à cran d’arrêt. Oh mon Dieu, je suis tombé sur un psychopathe et il veut me faire la peau ! Je tente de me calmer en prenant une ample inspiration. Il ne peut pas me vouloir du mal, je vois bien qu’il s’agit d’une sorte de rébus et qu’il y a une flèche sous le couteau qui indique le mécanisme.
Bon, ce n’est pas clair du tout, mais reprenons depuis le début. Raie, poncer ou ponce, dé, riz, vent, non air, lait, cran d’arrêt. Je n’y comprends que dalle et énonce la liste à voix haute. Raie, ponce, dès, riz, air, lait, cr… Réponse derrière l’écran !
Je n’y crois pas ! Le mec, il me dessine un rébus juste pour me dire qu’il m’a répondu ! Je ne sais pas si je dois trouver cela génial ou prendre mes jambes à mon cou, mais opte pour la première solution, je ne vais quand même pas fuir à cause d’un malheureux rébus. Je me penche sur le bureau pour regarder au dos de l’écran d’ordinateur et trouve une enveloppe qui y est scotchée. Méfiant, je la laisse en place et me contente d’ouvrir le rabat pour en extraire une feuille de papier pliée en trois. Je la déploie avec précaution et commence à lire le texte en pattes de mouche.

Salut à toi mystérieux fouineur ou mystérieuse fouineuse,
Ne m’en veux pas si je passe tout de suite au tutoiement, j’ai l’impression de pouvoir me le permettre puisque je sens comme un lien entre nous… Je parle bien sûr de cette drôle de manie que tu as de fouiller dans mes affaires !
Point de panique, l’ami(e), loin de moi l’idée de te dénoncer. Auprès de qui, d’ailleurs ? Et pour quel méfait ? Pour un sens de la curiosité trop bien développé ? Certes non ! Moi, je suis pour la curiosité. Du reste, c’est celle-ci qui me pousse aujourd’hui à te laisser cette missive. J’ai le plaisir de constater que nous partageons un intérêt commun pour nos chers amis sous-marins (détrompe-moi si je fais erreur) et cela me réchauffe le cœur. Figure-toi que rares sont mes collègues à connaître Astral et ses compagnons. Peut-être devrions-nous former un fan-club, qu’en penses-tu ?
Je m’égare… Je tenais simplement à te faire savoir que je sais que tu joues avec mes Snorky (je me doute qu’ils ne prennent pas vie comme par magie lorsque je tourne le dos), mais cela ne me dérange pas.

Bon amusement.
Amicalement,
F.

PS : Je suis plus Watson que Sherlock, mais merci quand même. Toi, je parie que tu es plus du genre Moriarty. 😉
PPS : Si tu me lis, c’est que tu as trouvé mon rébus. Je n’en avais pas conçu depuis l’époque où je jouais les Castors Juniors, j’ai dû me creuser la tête toute la journée. Combien de temps t’a-t-il fallu pour le déchiffrer ?

Mais c’est quoi ce type ? Un extraterrestre ?
Je relis la lettre une deuxième fois. Puis une troisième. Franchement, il me fait bien marrer. Je regarde à nouveau derrière l’écran pour vérifier que je n’ai rien oublié dans l’enveloppe, mais celle-ci est vide. Je remarque cependant qu’un stylo est fixé à l’écran, juste à côté d’elle. Il veut une réponse.

 

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