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Interview #8 : Emmanuelle Amadis

J’ai eu l’occasion de suivre la série Sarangins de cette auteur, j’ai également eu le plaisir de collaborer avec elle sur les premières couvertures de cette série. Pour cette nouvelle interview, j’ai eu l’occasion de poser quelques questions à Emmanuelle Amadis grâce à Rise Editions.

 

 

 

 

Emmanuelle Amadis répond à nos questions :

[TRLON]Tout d’abord Emmanuelle, merci de prendre le temps de répondre à mes quelques questions. J’espère que tu passeras un agréable moment en ma compagnie.

Emmanuelle Amadis : Heureuse d’être avec toi, j’espère juste ne pas dire trop de bêtises (mais je ne promets rien 😉)

Toi et ton entourage :

[TRLON] Tout le monde ne connaît peut-être pas encore Emmanuelle Amadis, peux-tu nous en dire un peu plus sur toi ?

Emmanuelle Amadis : Que dire, je suis quelqu’un d’assez ordinaire, une maman qui approche de la cinquantaine, qui a donc passé des années à lire et qui a un jour décidé que son orthographe et sa grammaire calamiteuse ne devaient pas continuer à brider son envie d’écrire. J’aime les mots, j’aime jouer avec pour tenter de donner vie aux émotions de mes personnages, et si je peux permettre aux lecteurs de s’évader un peu de leur quotidien, alors je suis heureuse.

[TRLON] Emmanuelle Amadis, est-ce ta vraie identité ? Ou es-tu une personne à multiples facettes ?

Emmanuelle Amadis : C’est ma vraie identité, mon nom de jeune fille pour être exact. Quand j’ai commencé à envisager de publier mes romans, je me suis posé la question d’un pseudo. Finalement ça m’a paru plus simple de rester moi-même, d’autant que j’assume totalement mes écrits.

[TRLON] Quelles sont les personnes de ton entourage qui te soutiennent dans ta passion de l’écriture?

Emmanuelle Amadis : Les amies d’enfance (bisous Françoise et Valérie), les ami(e)s découvert(e)s depuis sur internet et dans la vraie vie, ainsi que ma sœur, qui m’a offert son avis sur mes livres (et quelques critiques) ainsi que deux couvertures pour mes romans.

[TRLON] D’ailleurs que pensent-ils de ta passion ? Est-ce qu’ils ont lu tes écrits ?

Emmanuelle Amadis : En fait, cela ne fait pas si longtemps que les gens savent que j’écris, j’ai fait mon « coming out » littéraire quand j’en ai eu marre d’avoir des réflexions sur mon temps passé devant mon écran à « jouer ». Pour la majorité cela a été un peu un choc, il me savait franche, pourtant ils ne s’attendaient pas à ce que je sois aussi « crue » dans mes scènes de sexe. Tous ont également été un peu surpris par les idées farfelues que je peux avoir, la densité des mondes que je peux vouloir faire vivre.

[TRLON] J’ai eu l’occasion de te croiser l’an dernier avec ton fils lors du diner le vendredi soir lors du SDL, a-t-il déjà lu tes écrits? Ou n’est-ce pas envisageable ?

Emmanuelle Amadis : J’ai de la chance, mes trois garçons lisent facilement, mais non, aucun n’a lu mes livres. Dans la vie réelle, et plus encore dans mon cercle familial, je suis quelqu’un de très « nature » et j’ai tendance à parler sans filtre. Mes enfants bénéficient (ou pas) de mes délires récurrent, ils savent donc que je suis « cash » et ils ont parfaitement conscience que les scènes de sexe le seront également ce qui est toujours un peu embarrassant pour eux, c’est un aspect de leur maman qu’ils n’ont pas envie de connaître. Le fils dont tu parles (Alexandre) avait d’ailleurs lu deux livres d’auteurs amies, Ne t’en va pas de Rose Darcy et Mexaens et Emmanuel de VD Prin parce que je souhaitais qu’il ait une idée de ce que nous écrivions, le roman de VD était d’ailleurs en partie tirée de mon univers. En toute franchise, même s’il a plus accroché à la plume de celle-ci, il ne compte pas en lire plus, quitte à choisir une romance (pas vraiment sa tasse de thé) il aurait préféré un MF 😊

 

Toi et ta passion :

[TRLON] Tu as déjà quelques romans MM édités par des maisons d’éditions et d’autres en MF. A quoi vont tes préférences entre les deux options ? Et pourquoi ?

Emmanuelle Amadis : Arg, question compliquée. Côté lecture, dernièrement je préfère le MM, mais c’est en grande partie par manque de temps et pour écluser un peu ma PAL qui contient beaucoup de MM. Côté écriture, je n’ai pas de préférence, c’est l’histoire qui oriente le sexe du ou des couples. Certaines trames se prêtent plus au MF qu’au MM, et inversement. Je ne peux pas modifier le « genre » des personnages, ils viennent comme ils sont et c’est à moi de m’adapter à eux. Du coup, je vais continuer à écrire dans les deux au grès de mon inspiration.

[TRLON] Ecris-tu partout ou t’enfermes-tu dans un endroit au calme pour écrire ?

Emmanuelle Amadis : J’ai besoin de calme. Écrire c’est un peu comme regarder un film, je mets sur « play » et je décris ce que je vois ou ressens. Si je suis interrompu toutes les cinq secondes, je ne suis plus dans le film et je perds le fil. Si vraiment il y a trop d’animation ou de bruit parasite, je mets de la musique pour m’isoler du monde. Et si on vient me déranger alors que je suis au milieu d’une scène émouvante, je suis capable de mordre… bon je n’ai jamais mordu personne jusqu’à présent, mais je grogne tellement fort que la menace suffit à le faire croire 😉

[TRLON]Avant d’écrire est-ce que tu as besoin de respecter un rituel ? Ecrire avec ton stylo plume préféré ? Ecrire avec une musique chère à ton cœur ?

Emmanuelle Amadis : À part allumer mon ordinateur, non. Même si j’avoue que l’été, j’adore m’allonger sur mon hamac et gribouiller sur un cahier, la retranscription qui suit a tendance à me pousser à reprendre mon clavier au plus vite, cela dit.

[TRLON] Quand tu travailles sur tes romans, as-tu un plan ? Ecris-tu la trame et ensuite le reste de l’histoire ou tout te vient-il au fur et à mesure ?

Emmanuelle Amadis : Zéro plan, je n’ai jamais su en faire un, même à l’époque du lycée. On va dire que j’écris par vague. En principe, je visualise les scènes la nuit, j’ai la chance de pouvoir faire des « rêves éveillés » en quelque sorte. J’émerge du sommeil (le matin, mais cela peut aussi être au beau milieu de la nuit) avec une portion de scène que je tente de poursuivre de façon plus consciente. C’est là que les problèmes commencent, parce que parfois je veux faire faire, ou faire dire, quelque chose à un personnage, sauf qu’il estime que ça ne lui correspond pas. Bref, je suis obligé de me plier à ce qu’ils veulent, pas forcément à ce que JE veux. Cela dit, une fois que nous sommes d’accord, j’ai juste à écrire le film qui s’est déroulé dans mon rêve. D’où l’écriture par vague et sans plan. En fait, je ne décide pas de grand-chose, si ce n’est le choix des mots lol.

[TRLON] Ton inspiration où la trouves-tu ? Dans la vie de tous les jours ? En regardant la télévision ? En écoutant la radio ? En discutant avec des amies ? Dis-moi tout. 

Emmanuelle Amadis : Je ne sais pas vraiment si on peut parler d’inspiration. Parfois un mot, un article, une image, voire juste une mélodie peuvent « allumer » le germe d’une idée. Ou alors une plaisanterie avec mes enfants, une conversation qui dégénère en idée loufoque. Comme je le disais précédemment, après ce sont mes rêves qui se chargent d’utiliser ces bribes pour en faire une histoire. Le plus amusant c’est que les trois quarts du temps, j’hésite à mettre mes « folies » par écrit en pensant que ça ne fera guère plus d’une dizaine de pages… sauf que, quand je me décide à le mettre sur papier (enfin plutôt sur écran) chaque personnage fini par ajouter sa louche et que je me retrouve avec des romans-fleuves sans vraiment l’avoir vu venir.

 

Toi et tes romans :

[TRLON] Tu viens tout juste de publier il y a quelques semaines « Le réservoir de Sajuta » ton premier roman édité chez Rise editions. Qu’as-tu ressenti lors que tu as terminé l’écriture de ce premier roman ?

Emmanuelle Amadis : Du soulagement. Oui, je sais, c’est bizarre, mais la plupart du temps, achever un roman, c’est avoir une chance de pouvoir enfin se débarrasser de ses personnages. Ils sont envahissants et laissent peu de place à autre chose. C’est un peu comme un enfant qui vient vous tanner pour avoir quelque chose et qui ne vous lâche pas tant qu’il ne l’a pas obtenu. Mes personnages font pareil, ils me susurrent des scènes, des dialogues jusqu’à ce que je cède. Alors quand j’ai fini d’écrire tout ce qu’ils voulaient, j’ai un moment de paix (enfin). Même si cela dure rarement longtemps. Il y a tellement de mondes, de personnages dans ma tête, je suis rarement seule.

[TRLON] Que peux-tu nous dire sur « Le réservoir de Sajuta » pour ceux que ne connaissent pas encore ton histoire ?

Emmanuelle Amadis : Ah, c’est compliqué comme exercice. Alors, disons que Sofia est une auteure qui, aux yeux des humains, est assez quelconque. Cependant, pour le peuple de Calix, elle est un Saju, une personne capable de démultiplier les émotions. Cela n’a aucun intérêt pour les gens qui l’entourent, mais dans la vie de Calix, les émotions ont une réalité qui permet de nourrir ce qui correspond plus ou moins à leur soleil. Une catastrophe ayant dévasté son monde, Calix et ses amis cherchent un moyen de reconstruire son monde et pour cela, il va avoir besoin de Sofia. De ses émotions en tout cas. Sauf qu’il est difficile pour lui de ne pas se reconnaître en elle, de ne pas voir les failles qui les isolent des autres. Difficile d’en dire plus sans en dire trop.

[TRLON] Ton second roman « Trois pattes » a été publié le 13 novembre 2017. J’ai eu la chance de te connaître grâce à ta série « Sarangins », mais si tu devais persuader d’autres personnes de découvrir tes livres, que pourrais-tu nous dire sur tes romans ? 

Emmanuelle Amadis : Je ne suis pas certaine d’être la personne la mieux placée pour vanter mes livres. J’écris avant tout pour me débarrasser de ces êtres envahissants qui peuplent mes rêves, si j’ai un jour décidé de passer le cap de la publication, c’était dans l’espoir que les lecteurs trouveraient un moment d’évasion comme cela m’arrive quand je plonge dans un bon livre.

Pour moi, il est plus facile de s’évader dans de la fiction que dans une romance contemporaine (trop terre-à-terre et trop proche de la vie réelle), alors forcément les êtres venus d’ailleurs s’imposent d’eux même. L’une des choses qui me plaît, c’est d’analyser les émotions des gens, je suis un peu une éponge à ce niveau. On m’a reproché à plusieurs reprises de ne pas décrire assez les personnages physiquement, mais j’avoue que leur aspect physique est secondaire pour moi, ce qui me plaît (ou me déplaît) chez quelqu’un n’a souvent rien à voir avec son apparence (physique ou vestimentaire), ce qui explique que je ne suis pas du tout physionomiste, par contre, les émotions qu’il ou elle véhicule, ça, je suis capable de les retenir et de m’en souvenir très longtemps. Un coucher de soleil peut être magnifique, on n’en profite pleinement que lorsqu’on le partage avec quelqu’un ou mieux encore quand on le voit à travers ses yeux. Avec mes romans, je cherche juste à montrer le monde (souvent le nôtre d’ailleurs) à travers d’autres yeux parce qu’on le redécouvre.

[TRLON] Est-ce des romans que tu as écris pour une occasion particulière ou pas du tout ? Raconte-nous leur naissance.

Emmanuelle Amadis : Non, je ne sais pas écrire sur demande ou sur un thème imposé. J’ai parfois l’illusion que je vais écrire sur tel ou tel sujet, mais au bout de vingt ou cinquante pages, je m’aperçois que mes héros ont encore réussi à n’en faire qu’à leur tête.

Pour ce qui est de leur naissance, c’est juste impossible à déterminer, à la base, chacun d’eux n’est qu’un rêve qui se prend de l’ampleur, rien de concret ou de prévisible.

Le seul qui a été écrit à un moment particulier c’est Le 8ème Royaume, nous venions d’enterrer un camarade de mes enfants (il avait presque 13 ans) et j’avais plus que jamais besoin de « vivre ailleurs » pour surmonter son absence.

[TRLON] Les personnages de tes histoires sont-ils inspirés par des personnes que tu connais ?

Emmanuelle Amadis : Non, et pour être franche, ce qui me cause le plus de problèmes lors de l’écriture, c’est de ne pas utiliser le prénom de quelqu’un que je connais, j’ai tendance à montrer les bons côtés des personnages autant que les mauvais, et je ne voudrais surtout pas que quelqu’un puisse croire que j’ai choisi son prénom pour inspirer mon personnage. Les gens dans mes romans sont un patchwork de sentiments et de réactions, ils sont à la fois tout le monde et personne. Ils sont ceux que nous sommes, ceux que nous serons, ou ceux que nous aurions pu être… intemporels. J’espère surtout que c’est ainsi qu’ils sont perçus.

 

Toi et tes projets : 

[TRLON] Quels sont tes futurs projets dans l’immédiat ? Ecriture, pause vacances ?

Emmanuelle Amadis : Je ne crois pas pouvoir faire de pause, ni avoir des vacances, pour cela il me faudrait du temps lol.

Comme je l’ai précisé sur Facebook, la fin d’année, et plus encore le début de la prochaine, va voir de grand changement. Je vais devoir apprendre à voler de mes propres ailes puisque je reprends tous mes anciens romans (hormis ceux publiés chez Rise) pour les réviser. En pratiquement quatre ans, mon écriture a évolué (mon orthographe aussi, heureusement) et j’avoue que certaines répétitions ou tournures de phrase de mes premières éditions me font frémir et méritent vraiment d’être revues. Puisqu’ils seront ensuite disponibles en autoédition, je vais également pouvoir les proposer dans une version plus proche de celle de leur création. Par exemple RAJuffern sera proposé en un seul tome, la saga des Sarangins sera réduite, pas en pages, mais en tome, probablement à quatre tomes, même s’il n’est pas impossible qu’un cinquième voie le jour par la suite.

Ma collaboration avec Rise continue, pour l’instant un autre roman est planifié pour 2018. Et si je parviens enfin à avancer dans mes écrits (j’ai au moins cinq romans en tête), rien ne dit qu’on n’en ajoutera pas un d’ici là. Bref, je n’aurais pas le temps de m’ennuyer ou de faire une pause.

[TRLON] La romance fantastique est-ce ton domaine de prédilection ou as-tu prévu d’autres genres pour tes nouveaux livres ?

Emmanuelle Amadis : Je ne suis pas sûre de pouvoir faire autre chose, chaque fois que j’envisage un « truc normal », ça part en cacahouète et, sans que je comprenne pourquoi, je me retrouve avec des personnages ou des mondes étranges. Comme je l’ai dit plus haut, on voit mieux ce qui nous entoure quand on les regarde à travers les autres. Quelque chose qui nous paraît normal peut être totalement incompréhensible pour un étranger, mes étrangers viennent juste d’un peu plus loin que le continent d’à côté, ils nous trouvent donc beaucoup plus bizarres dans nos réactions.

 

[TRLON] As-tu un livre en cours d’écriture ? Si oui peux-tu nous en dire un peu plus ?

Emmanuelle Amadis : Si seulement je n’en avais qu’un 😊 Par contre, je n’aime pas parler de roman inachevé, certains peuvent passer des années en « pause » voire ne jamais être fini et je n’aimerai pas décevoir des attentes.

[TRLON] Tes nouveaux projets, les écris-tu directement sur ton pc ou as-tu un calepin dans lequel tu écris tes textes ? Et est-ce que tu te sens proche mentalement de tes personnages ?

Emmanuelle Amadis : J’ai une nette préférence pour l’ordinateur lorsque j’écris. En grande partie parce que l’écriture sur papier veut dire retranscription et qu’entre la difficulté à me relire, et ma capacité à tout changer en court de route, je perds un temps fou. Il m’arrive cependant de « jeter » des dialogues sur le papier lorsque l’inspiration me prend au milieu de la nuit.

Je ne sais pas si je peux dire que je suis proche de mes personnages, c’est bien plus que ça. Je les incarne (ou ils me possèdent c’est une question de point de vue) quand j’écris ou quand je visualise des scènes, ils ont leur propres tempérament et caractère, mais parfois j’ai presque l’impression d’être eux… parfois je me dis aussi que je devrais me faire soigner, ça ne doit pas être vraiment normal de se sentir plusieurs dans ma tête.

[TRLON]Quand tu as une idée pour un nouveau roman, est-ce que tu en parles avec des amies ou tu écris et tu fais lire ensuite à des bêta-lectrices ?

Emmanuelle Amadis : Non, l’écriture est pour moi un plaisir égoïste. En plus, entre ce que je pourrais dire d’un roman au moment où je commence à l’écrire, et ce qu’il devient au fur et à mesure, il y a de tels changements que mes amies auraient l’impression que je parle de deux histoires différentes, donc cela n’aurait aucun intérêt. Ils ne sont soumis à une lecture que lorsqu’ils sont terminés.

 

Toi et ta vie de tous les jours :  

[TRLON] As-tu d’autres passions que l’écriture ?

Emmanuelle Amadis : Mes enfants lol. J’avoue, au plus le temps passe, au plus je me consacre totalement aux romans (les miens, mais aussi ceux des copines qui n’ont pas peur des commentaires « acides »), j’ai donc peu de temps libre et j’essaye de les passer avec mes garçons. D’une curiosité aussi maladive que leur mère (les chiens ne font pas des chats) ils sont abonnés à plein de chaînes de vulgarisation sur YouTube et ont donc toujours pleins de sujets loufoques à aborder, nos conversations déviant facilement ont se cultivent en riant.

[TRLON] Où te vois-tu dans dix ans ?

Emmanuelle Amadis : Au même endroit, je pense, mais avec plus de romans à mon actif.

[TRLON] Si tu devais te décrire en trois mots ? Quels seraient-ils ? 

Emmanuelle Amadis : Folle, je crois que c’est l’évidence même. Bruyante, mes parents n’ont jamais réussi à m’apprendre la discrétion, j’ai toujours mis trop d’effort à ne pas passer après mon frère et ma sœur. Positive, ça frôle presque le défaut, tout pour moi et matière à rire tant que cela ne blesse pas ceux qui m’entourent.

[TRLON] Est-ce que tu es une adepte des réseaux sociaux ? Facebook, twitter, instagram,…

Emmanuelle Amadis : Houla non. C’est même tout l’inverse lol. J’arrive à peu près à suivre Facebook, pour le reste on va dire que je les connais de nom. J’avoue que pour le coup, je ne suis pas à la page, ce sont des médias où il faut parler de soi et n’estimant pas être particulièrement intéressante, je ne sais jamais quoi dire. Le contact est important pour moi, j’aime les gens, je suis bavarde, mais j’ai besoin d’interaction IRL. Derrière un écran, un texte ou une image ne me permet pas de « sentir » ou de « comprendre » les gens, ils ne montrent que ce qu’ils veulent, ils perdent en humanité en quelque sorte, et j’ai besoin d’humanité pour interagir.

[TRLON] Que penses-tu de l’édition numérique ? Je sais que la hantise des auteurs c’est de se retrouver sur les sites de téléchargements illégaux.

Emmanuelle Amadis : Je suis un peu amusée de voir que pour la majorité des gens, l’édition numérique est forcément associée au piratage. Il est presque aussi facile de pirater un ouvrage papier que numérique, même si ce dernier demande évidemment moins d’effort au criminel qui met à la disposition des œuvres dont il n’est pas l’auteur.
Pour ce qui est du numérique, je suis pour. Déjà une liseuse permet de pouvoir facilement ajuster la taille de son texte (avec l’âge ça a son importance), ensuite cela apporte un confort de lecture quand on attaque un pavé de 500 pages, le poids de la liseuse ne variant pas en fonction de la taille du roman, et pour finir, il offre la possibilité de se faire plaisir quel que soit le jour où l’heure, puisque les commerçant en ligne ne sont jamais fermés 
😊

Cela dit, lorsque j’ai un coup de cœur, j’ai besoin d’avoir la version papier dans mon étagère, même si cela signifie que je paye deux fois le roman (numérique puis papier). D’une part pour le plaisir de pouvoir le toucher, l’impression d’avoir un objet concret est inimitable quand on aime, et d’autre part parce que feuilleter un livre sur une liseuse pour relire juste le passage qu’on préfère est très compliqué, rien ne vaut la version papier dans ce cas-là.

 

Toi avec humour : 

[TRLON] Décris tes propres romans en trois mots ! 

Emmanuelle Amadis : Pff, c’est compliqué, peut-être sentiments, émotions, regard. C’est en tout cas des mots qui peuvent correspondre à chacun d’eux.

 [TRLON] La chanson que tu détestes le plus au monde ?

Emmanuelle Amadis : Aucune ne m’a déplu au point de pouvoir dire que je l’ai « détestée ».

[TRLON] Ton top 5 des acteurs sexy que tu kiffes ? 

Emmanuelle Amadis : C’est là qu’on va atteindre ma limite. Je sais je suis étrange, mais je serais bien incapable d’en citer un seul, pour la bonne raison que je suis très peu télé, cinéma à peine deux fois dans une année et que les people m’indiffèrent complètement, résultat je ne retiens pas les noms des acteurs.

[TRLON] J’épouse, je baise, je tue ? Qui choisirais-tu pour ce petit jeu ?

Emmanuelle Amadis : Heu… je ne vis pas dans une grotte (je le jure), mais j’avoue que je ne connais pas ce jeu. Si le but est de citer des noms de gens connus, on atteint la même limite que pour la question précédente. Pour le j’épouse, j’ai déjà donnée, pour le je baise, ça ne regarde que moi (et la centaine de personnes qui logent dans mon cerveau) et pour le je tue… je n’ai pas actuellement assez de haine pour quelqu’un pour m’y résoudre.

[TRLON] Si tu pouvais choisir 5 livres à emmener sur une île déserte, quels seraient ces titres ?

Emmanuelle Amadis : Je serai totalement incapable de n’en choisir que 5, il me faudrait ma liseuse, je suis un tantinet accro aux séries. Je prendrai la série Chanur de C. J. Cherryh qui m’a fait rêver d’ailleurs et de femmes fortes ; Les chroniques de Ténébreuse de Marion Zimmer Bradley, surtout si je parviens à trouver les 4 tomes qui me manque toujours en version papier (et si un jour on finit par nous traduire cette série) parce qu’elle offre un monde alternatif absolument captivant ; L’assassin royal et la série intercalée Les aventuriers de la mer de Robin Hobb pour ses personnages et son univers complexe et résolument addictif ; oh, il me faudrait aussi Base Vénus de Arthur C Clarke et Pau Preuss avec son héroïne atypique et son univers singulier…

J’ajouterai sans doute des MM, sûrement un Doudou de Rose Darcie pour la douceur et les sentiments, et un Maxime et Bruce de V.D. Prin parce que l’histoire et les personnages m’ont surpris et ému.

Bref du rêve. Mais en toute franchise je m’ennuierai sur une île déserte, sans compter que si j’aime la chaleur je supporte mal le soleil et que la mer ne me fait pas particulièrement rêver. 

 

Le portrait chinois d’Emmanuelle Amadis :

[TRLON] J’ai mélangé plusieurs thèmes pour ce petit portrait chinois, j’espère qu’il te plaira.

  • Si j’étais un écrivain ? Ben je serais moi.
  • Si j’étais un roman ? Je ne pourrai jamais me limiter à en être un seul.
  • Si j’étais un héros de littérature ? Un marsupilami parce qu’il ne se prend jamais au sérieux et passe son temps à s’amuser.
  • Si j’étais un signe de ponctuation ? Le point d’interrogation.
  • Si j’étais une langue ? Alien ou Klingon.
  • Si j’étais un conte de fée ? Sept d’un coup.
  • Si j’étais une chanson ? Le chœur des forgerons de Verdi.
  • Si j’étais une musique de film ? Pirate des Caraïbes.
  • Si j’étais une chanson française ? Quand on a plus rien à perdre (Starmania).
  • Si j’étais un groupe de rock ? Green Day.
  • Si j’étais un groupe étranger (anglais, américain…) ?
  • Si j’étais un instrument de musique ? Une harpe.
  • Si j’étais un épisode de Star Wars ?
  • Si j’étais un épisode de Twilight ?
  • Si j’étais un film français ?
  • Si j’étais un personnage Disney ?
  • Si j’étais un superhéro ?
  • Si j’étais une série télé ? Big bang Théorie.
  • Si j’étais une partie du corps humain ? L’aura, oui ce n’est pas vraiment une partie du corps, mais c’est ce qui se rapproche le plus de ce qui me plaît chez quelqu’un.
  • Si j’étais une fleur ? Du lilas violet.
  • Si j’étais un oiseau ? Une pie.
  • Si j’étais un tableau ?
  • Si j’étais un monument parisien ?
  • Si j’étais une des 7 merveilles du monde ? Le jardin suspendu.

Je te remercie d’avoir répondu à toutes ces questions, je te laisse maintenant le soin de finir cette interview avec un mot pour mes lecteurs, le clavier est à toi.

Le mot de la fin est à Emmanuelle :

 

Emmanuelle Amadis : Mon rêve serait que chaque personne sur la planète puisse prendre cinq minutes de son temps à écouter réellement un interlocuteur, qu’il prenne le temps d’entendre consciencieusement ce qu’elle lui dit, que ce soit pour parler de la pluie, du soleil ou de chose plus grave ; que pendant ces cinq minutes elle soit totalement à l’écoute de l’autre sans jugement, sans a priori, uniquement disponible à lui permettre de pouvoir s’exprimer.

Ce qui serait encore mieux, et qui est malheureusement au-delà du rêve, c’est que chaque personne sur Terre puisse un jour trouver cette personne disposée à l’écouter réellement pendant ces cinq minutes.

Toutes joies, toutes peines méritent d’être entendues et partagées.

 

L’auteur précise à toutes fins utiles :

(Liens du blog, dernière révélation ou autre)

 

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Publications de l’auteur en France :

Voici une sélection de quelques titres de l’auteur mais de nombreux autres sont disponibles.

   

A propos de Ninie

Petite graphiste freelance française âgée de 37 ans, je passe beaucoup de temps le nez dans les bouquins, ou sur photoshop. Egalement fan de Robert P., Jackson R., David G., je suis une éternelle gourmande quand ça concerne les beaux gars...

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